Les États-Unis ont de nouveau frappé l’Iran. Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains sous couvert d’anonymat, les forces américaines ont mené des frappes sur l’île iranienne de Qeshm, située dans le détroit d’Ormuz.
En effet, l’opération, qualifiée de « défensive » par Washington, intervient à un moment hautement politique : à la veille des élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, scrutin décisif pour la fin du second mandat de Donald Trump, avec 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 sièges du Sénat en jeu. Selon un responsable américain, les frappes auraient été menées en réponse à des tirs de missiles sol-air iraniens visant des actifs américains. « C’était une mesure défensive contre des Iraniens utilisant des missiles sol-air contre des biens américains », a-t-il déclaré, précisant qu’il ne s’agissait pas d’une reprise des hostilités à grande échelle.
Ainsi, Fox News, citant également des responsables, évoque des tirs iraniens contre un aéronef américain. Le Pentagone a renvoyé les demandes de commentaires au Commandement central américain (CENTCOM), qui n’a pas répondu dans l’immédiat. Côté iranien, l’agence IRNA a rapporté plusieurs explosions sur l’île de Qeshm. Des témoins ont fait état de cinq détonations successives et de la présence de deux avions dans le ciel. Des explosions ont également été entendues à Bandar Lengeh, ville côtière du sud de l’Iran.








