La décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO le 29 janvier 2026 sur la réforme constitutionnelle togolaise a ravivé les discussions sur les rapports entre droit communautaire et ordre constitutionnel national. Au-delà des positions politiques, la controverse appelle une lecture précise des compétences de la juridiction et des effets juridiques de son arrêt.
Le débat sur la réforme constitutionnelle togolaise dépasse désormais la seule question de l’organisation des pouvoirs publics. Il porte également sur la capacité d’une juridiction communautaire à examiner les conséquences d’une évolution constitutionnelle nationale au regard des engagements régionaux souscrits par un État membre.
Selon les comptes rendus publiés, la CEDEAO a estimé que cette réforme contrevenait à certaines dispositions de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. La portée de cette décision et les conséquences qui en découlent font l’objet d’interprétations divergentes.
Du côté de la défense de la position togolaise, une interrogation centrale concerne la compétence de la Cour et la nature des mesures qu’elle peut ordonner. Une juridiction communautaire n’est pas une assemblée constituante chargée de rédiger les Constitutions nationales. Toutefois, ses compétences juridictionnelles doivent être appréciées à partir des traités, protocoles et instruments juridiques qui encadrent son fonctionnement.








