Le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a poursuivi samedi 10 octobre 2026 sa visite de terrain dans la province chinoise du Shaanxi, avec une étape remarquée à Nangou, près de Yan’an.
En effet, après les volets économique et industriel, cette étape a été consacrée à une autre dimension de la coopération sino-togolaise : le développement des territoires à travers la valorisation des ressources locales et la participation communautaire.
Sur les sites visités, le Chef de a pu apprécier plusieurs initiatives locales exemplaires. À Nangou, la culture de la pomme a rendu le village célèbre aux plans national et mondial. Son expérience en matière de coopérative agricole sert aujourd’hui de modèle en Chine pour la transformation des potentialités locales en leviers de croissance.
L’intérêt de cette visite réside dans l’observation des mécanismes : comment transformer les ressources et les capacités d’un territoire en moteur de développement, avec les populations comme acteurs centraux de la dynamique locale.
Une expérience qui présente un intérêt direct pour le Togo. La Feuille de route gouvernementale 2026-2031 accorde une place de choix au développement des territoires, au renforcement des infrastructures, à l’amélioration des conditions de vie et au développement des capacités des communautés.
Le partage d’expériences permet ainsi d’identifier des principes et des pratiques innovantes adaptables au contexte togolais : mobilisation communautaire, valorisation des potentialités locales et accompagnement des initiatives territoriales.
Les leçons de Nangou offrent également des pistes concrètes pour renforcer les chaînes de valeur agricoles togolaises, développer le tourisme rural et promouvoir des mécanismes permettant aux populations de bénéficier davantage des retombées du développement local.
Avec cette visite à Yan’an, la coopération sino-togolaise s’élargit au-delà des échanges économiques et des grands projets d’infrastructures, pour s’inscrire dans une logique de transfert de connaissances et de partage de pratiques. Le développement territorial devient ainsi un nouveau pilier de l’approfondissement des relations entre Lomé et Pékin.