Pour ses dix ans, Afric’innov voit grand. Le premier réseau francophone des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant a choisi Lomé pour tenir son sommet annuel du 5 au 7 novembre 2026. Un rendez-vous anniversaire placé sous un thème d’actualité brûlante : « L’accompagnement entrepreneurial à l’ère de l’intelligence artificielle ».
En effet, cette rencontre de haut niveau organisée en partenariat avec l’Agence Togo Digital et la GIZ, sous l’égide du Ministère togolais de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, 100% présentiel, réunira près de 200 participants : incubateurs, accélérateurs, tech hubs, mais aussi institutions publiques, bailleurs, investisseurs et experts de l’écosystème, venant de plus de plus de vingt pays. Ces Structures d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat Innovant (SAEI) forment le maillon essentiel entre les entrepreneurs et les financeurs. Sans elles, les fonds destinés aux startups se dispersent.
Ainsi, le point d’orgue de l’événement, les conclusions nourriront le « Manifeste de Lomé », un texte court qui formulera des recommandations concrètes pour des structures d’accompagnement plus visibles, plus fiables et mieux financées. Un Livre blanc prolongera le travail après le sommet. Pour y répondre, le sommet s’articule autour de quatre Labs thématiques préparés en amont : Qualité & Label 2.0 pour faire évoluer le label du réseau, Financement des SAEI pour mieux financer les intermédiaires, IA & métiers de l’accompagnement avec dix cas d’usage concrets, et Politiques publiques, Startup Acts & écosystèmes.
Par ailleurs, le programme prévoit aussi une keynote, des rencontres B2B, une séquence de reconnaissance des structures labellisées et un side event dédié aux startups togolaises avec l’incubateur Djanta.
Pour rappel, créée en 2016, Afric’innov fédère justement le maillon intermédiaire et veut le renforcer. La question centrale de cette édition 2026 est claire : si l’IA permet déjà aux entrepreneurs de gagner du temps, d’accéder à des compétences et de tester leurs idées plus vite, les méthodes d’accompagnement peuvent-elles rester les mêmes ?








