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TOGO : Entreprises publiques et mines illégales, le gouvernement serre la vis

A la uneActualitéPar La Redaction
TOGO : Entreprises publiques et mines illégales, le gouvernement serre la vis
Le gouvernement togolais passe à la vitesse supérieure dans l’assainissement de la gestion publique. Réuni en Conseil des ministres ce vendredi 06 novembre 2026 sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, l’exécutif a décidé de durcir les règles du jeu pour deux secteurs stratégiques : les entreprises publiques et le secteur minier.
‎En effet, le premier acte fort : le Conseil a adopté le décret fixant les modalités d’application de la loi n° 2025-005 du 1er avril 2025 portant régime juridique applicable aux entreprises publiques en République togolaise.
‎Adoptée il y a plus d’un an, cette loi avait déjà posé les bases d’une gouvernance modernisée : renforcement du rôle des tutelles, systématisation des contrats de performance entre l’État et les entreprises publiques, promotion d’une administration indépendante et clarification des règles de fonctionnement.
‎‎Il manquait son mode d’emploi. C’est désormais chose faite. Le décret adopté ce vendredi précise les modalités en matière d’exercice de la tutelle, de contrôle interne et externe, d’audit, de suivi et d’évaluation des contrats de performance, d’autorisation préalable de certains actes par le ministre chargé des finances, ainsi que de création et de fonctionnement des entreprises publiques des collectivités territoriales. Il encadre également les procédures de dissolution et de liquidation des entreprises publiques.
‎L’objectif est clair : mettre fin à la gestion approximative. Il s’agit d’assurer la mise en œuvre effective de la loi et de renforcer la transparence, la performance et la responsabilité dans la gestion des entreprises publiques. Désormais, chaque entreprise publique devra rendre des comptes, justifier ses performances et respecter des règles de contrôle plus strictes.
‎Second dossier chaud : les mines illégales. Le Conseil a ensuite examiné en première lecture un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la commission nationale de lutte contre les activités minières illicites.
‎Ce projet a pour objectif de renforcer la coordination des actions des administrations compétentes face à la recrudescence des activités minières illicites, notamment l’orpaillage clandestin et l’exploitation sans titre.
‎Un phénomène dont les conséquences sont préoccupantes sur les plans environnemental, économique, sanitaire et sécuritaire. Destruction des sols, pollution des cours d’eau, pertes de recettes fiscales pour l’État, insécurité dans les zones d’exploitation : l’orpaillage illégal est devenu un fléau qui fragilise des communautés entières.
‎‎En créant une commission dédiée, le gouvernement veut mutualiser les efforts des différentes administrations, harmoniser les interventions sur le terrain et frapper plus fort contre les réseaux d’exploitation illégale.
‎Entre rigueur budgétaire et protection des ressources naturelles, Lomé envoie un signal fort : la tolérance zéro devient la règle dans la gestion des biens publics.

La Redaction

Publié sur Afrique News

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