Une marée humaine a déferlé dans les rues de Rome ce vendredi 24 octobre. Sous une même bannière, celle du refus de la guerre et du réarmement, des milliers de manifestants ont appelé l’Italie à rompre avec la logique des conflits pour renouer avec la diplomatie et la paix.
En effet, au coeur de la mobilisation, la question africaine s’est imposée avec force. Pour les manifestants, le continent porte encore les stigmates d’un colonialisme qui ne dit pas son nom : économies sous tutelle, pillage des richesses et diktats venus de l’extérieur. On pouvait lire sur les banderoles « Liberté pour l’Afrique » ou encore « Stop au néocolonialisme ». Un message limpide : le destin de l’Afrique appartient aux Africains.
Ainsi, les participants appellent à un changement de paradigme dans les relations euro-africaines. Fini le rapport prédateur, place à un partenariat entre égaux, bâti sur la considération réciproque et un véritable appui au développement. Le rassemblement a aussi été l’occasion de dénoncer la course folle au réarmement. Plutôt que de financer des armes, l’argent public devrait selon eux irriguer les secteurs vitaux : créer des emplois, renforcer l’école, soigner l’hôpital, protéger les plus fragiles.
La solidarité avec les civils de Palestine a également résonné avec intensité, avec un appel pressant à faire taire les armes, à préserver les vies innocentes et à ouvrir la voie à un règlement politique juste et durable.
Un mot d’ordre aura résumé l’esprit de la journée : l’Italie doit choisir le camp de la paix, pas celui de la guerre.








