NEW YORK : 81e AG de l’ONU, puissant discours du président iranien Pezeshkian

Devant la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, le président iranien Massoud Pezeshkian a livré un discours offensif contre le deux poids deux mesures occidental. Sa phrase choc : « Israël tue, mais c’est l’Iran qui fait l’objet de sanctions ».
Le ton est monté à New York. Ce mercredi 23 septembre 2026, à la tribune de l’ONU, le président iranien Massoud Pezeshkian a dénoncé ce qu’il qualifie d’hypocrisie flagrante de l’ordre international. Face aux délégués, le chef de l’Etat iranien a martelé le paradoxe nucléaire au Moyen-Orient : « La bombe atomique et les autres armes de destruction massive de cette région sont entre les mains du régime israélien ; et pourtant, on exige des inspections de l’Iran ! La bombe nucléaire est en Israël, mais les inspecteurs sont en Iran ! Israël tue, mais l’Iran est sanctionné ! »
Pour Pezeshkian, Israël possède l’arme atomique, refuse d’adhérer au Traité sur la non-prolifération (TNP) et n’a jamais autorisé un seul inspecteur international sur son territoire, tout en bénéficiant « de milliards de dollars d’armes gratuites et d’une immunité absolue pour bombarder n’importe quelle capitale de son choix ».
Il a rappelé le bilan à Gaza, évoquant « 70 000 personnes massacrées », et affirmé que l’Iran, lui, « a été bombardé à la table des négociations », en référence à l’opération « Fureur épique » lancée fin février par les États-Unis et Israël.
« Nous sommes victimes du terrorisme »
Répondant aux menaces de Donald Trump qui, la veille à la même tribune, avait menacé d’« anéantir » la République islamique, Pezeshkian a assuré que l’Iran « ne baissera jamais la tête et ne pliera jamais le genou ».
« Nous n’avons jamais été un agresseur, nous n’avons jamais démarré de guerre. Nous sommes les victimes du terrorisme », a-t-il lancé, évoquant notamment l’assassinat de l’Ayatollah Ali Khamenei et une frappe contre une école ayant fait plus de 150 morts au premier jour de l’offensive.
Le président iranien a condamné l’instrumentalisation des sanctions économiques, les décrivant comme des outils « qui ciblent intentionnellement les pauvres et les innocents ».
Tout en réaffirmant que « l’Iran n’a jamais cherché et ne cherchera jamais à fabriquer une bombe atomique », il a maintenu le droit à l’enrichissement civil et s’est dit « prêt au dialogue, à la diplomatie et aux négociations, sans accepter le langage de la force ».
La Redaction
Publié sur Afrique News






