Nommée le vendredi 17 octobre ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification, Madiha Khayr aura passé 48 heures au gouvernement. Le 18 octobre, le roi Mohammed VI a accepté la demande de la cheffe du gouvernement de mettre fin à ses fonctions, faisant d’elle l’un des passages ministériels les plus courts de l’histoire politique récente du Maroc.
En effet, il s’agit d’une éviction intervenue après la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations relatives à son passé judiciaire présumé. Un document présenté comme un certificat médico-légal datant de 2004 a circulé, tandis qu’un ancien article du quotidien Le Matin évoquant des soupçons de faux, d’usage de faux et d’escroquerie a refait surface. L’authenticité du document et le lien direct avec l’ancienne ministre n’ont pas été établis.
Le communiqué du Cabinet royal n’a pas précisé les motifs. Le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a évoqué une décision fondée sur une « appréciation politique et institutionnelle » partagée par les partis de la majorité.
Avec deux jours au poste, Madiha Khayr rejoint le cercle très restreint des ministres à la longévité éclair. Un record qui reste toutefois loin des 836 minutes du gouvernement Lecornu II en France en octobre 2025, où 18 ministres n’ont tenu qu’une soirée, ou du un jour de Harish Rawat, Chief Minister de l’Uttarakhand de l’Inde.
Rappelons que , selon Médias24, le 21 octobre, elle aurait également accepté de démissionner de son mandat de députée à la demande de l’Istiqlal, un départ non imposé par la loi.








