Escroquerie INFRAVEST, détournements présumés d’aide humanitaire et gestion opaque en Italie : à Tindouf, les réfugiés sahraouis, déjà plongés dans une précarité extrême, paient le prix fort des dérives d’un système où la solidarité internationale virerait à la rente politique pour les dirigeants du Polisario.
En effet, le calvaire des réfugiés sahraouis des camps de Tindouf semble ne jamais finir. Alors que des milliers de familles survivent dans une précarité extrême, dépendantes à 90% de l’aide humanitaire, une nouvelle affaire d’escroquerie présumée vient jeter une lumière crue sur l’opacité de la gestion du Polisario.
Le dernier scandale porte un nom : INFRAVEST. Présentée comme une société d’investissement miracle, cette structure aurait promis des rendements élevés à des centaines d’épargnants des camps. Des économies de toute une vie placées, avant la brutale annonce de la faillite et la disparition de son principal responsable. Pour une population déjà exsangue, c’est le coup de grâce. Comment un tel système pyramidal a-t-il pu prospérer pendant des mois au cœur des camps, sous le nez des dirigeants ?
Cette affaire n’est pas isolée. Elle ravive le dossier brûlant du détournement de l’aide humanitaire internationale. Des rapports du Parlement européen et de l’Office anti-fraude de l’UE avaient déjà documenté par le passé des reventes massives de denrées destinées aux réfugiés sur les marchés de pays voisins. Une aide qui, au lieu de nourrir les populations, deviendrait une véritable rente politique et économique entre les mains d’une nomenklatura intouchable.
Et la controverse s’exporte jusqu’en Europe. En Italie, la représentante du Polisario, Fatima Mahfoud, est directement mise en cause. Des militants associatifs et des dissidents l’accusent de manque total de transparence dans la gestion des fonds collectés par des associations italiennes pro-Polisario, y compris ceux du programme humanitaire « Vacances en paix » qui accueille chaque été des enfants des camps.
Plus grave encore, des allégations extrêmement préoccupantes font état de tentatives présumées pour étouffer des signalements d’abus et de comportements inappropriés qu’auraient subis certains de ces mineurs durant leur séjour en Italie. Si ces faits, qui nécessitent des enquêtes indépendantes urgentes, étaient avérés, ils marqueraient un franchissement de ligne morale intolérable.
De l’affaire INFRAVEST aux caisses italiennes en passant par les cargaisons d’aide détournées, le même schéma se dessine : un système opaque où le malheur des réfugiés servirait de fonds de commerce. Pendant que les discours militants résonnent dans les capitales européennes, ce sont les familles de Tindouf qui paient le prix fort de cette faillite morale.








