Le Sénat, seconde chambre du Parlement togolais, a ouvert sa première session extraordinaire de l’année 2026, le jeudi 26 février. Huit projets de loi sont inscrits à l’ordre du jour, notamment le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes et le projet de loi portant réglementation de la microfinance en République togolaise.
En effet, dans son discours de circonstance, le président de la seconde chambre du parlement, Monsieur Barry Moussa Barqué, Président du Sénat, a d’entrée de jeu, invité ses collègues senateurs à allier trois tryptiques, effort, organisation et méthode. « Pour venir à bout de cette première session de l’année 2026, il faudra conjuguer nos efforts avec organisation et méthode », a-t-il déclaré.
Ainsi, au cours de cette première session extraordinaire de l’année 2026, les sénateurs examineront également le projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, déjà voté par l’Assemblée nationale. « Cet arsenal juridique, une fois appliqué, permettra de lutter efficacement contre la fraude fiscale et le blanchiment de capitaux, tout en renforçant la transparence, l’intégrité financière », ont souligné les groupes parlementaires UNIR, APR et C5.

Par ailleurs, présent à cette séance d’ouverture aux côtés du Ministre en charge des relations avec les institutions de la République, Gilbert Bawara, le ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique, Badanam Patoki, a souligné que le Togo vient de franchir une étape décisive dans la consolidation de son arsenal juridique en matière de gouvernance financière.
La session se poursuivra avec l’examen de six autres projets de loi, dont le projet de loi-cadre sur l’environnement et le projet de loi relatif au transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes à l’Agence nationale de développement des très petites et moyennes entreprises.

