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TOGO : Pollution plastique, retour sur les recommandations du séminaire parlementaire des 2 et 3 octobre

A la uneAgri-EnvironnementPar La Redaction
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Le Parlement togolais s’attaque au fléau des déchets plastiques. Réunis à Lomé du 2 au 3 octobre 2026 à l’initiative de l’institution parlementaire avec l’appui de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), députés, élus locaux et acteurs de la société civile planchent sur la rénovation du cadre juridique.
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En effet, pour éclairer les débats, trois experts de terrain ont été mobilisés lors de ce séminaire parlementaire. Il s’agit notamment de Bemah Gado, Directeur Général de l’ONG STADD, Me Agbeko Fogan Nakou, Conseiller technique au ministère de l’Environnement, et Aubin Kpogno, Expert de l’Agence Française de Développement (AFD).
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‎Au cœur des discussions, l’évaluation du décret de 2011 portant réglementation des sachets plastiques. Un texte jugé aujourd’hui dépassé. Pour les experts et parlementaires, il doit être adapté aux réalités industrielles contemporaines, en articulation avec le Traité mondial sur la pollution plastique porté par le PNUE et la loi sur le climat adoptée par le Togo en 2025.
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‎Mais au-delà du diagnostic, ce sont surtout les recommandations qui ont marqué les travaux.
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‎Les 6 recommandations fortes des ateliers :
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‎1. Clarifier la loi : viser le plastique à usage unique. La future réglementation doit cibler précisément les emballages et sachets à usage unique, sans paralyser les plastiques techniques indispensables à l’automobile, au bâtiment ou à l’informatique.
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‎2. Distinguer le vrai du faux biodégradable.  Les intervenants ont mis en garde contre le plastique oxo-fragmentable, dit « faux biodégradable », qui contient des métaux lourds et se fragmente en microplastiques toxiques. Seul le vrai biodégradable issu de sources organiques (cellulose, fécule de manioc ou de pomme de terre) doit être promu, avec une transition progressive au regard de son coût élevé.
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‎3. Protéger la filière informelle. Si les unités industrielles de recyclage sont encadrées par les Études d’Impact Environnemental et Social (EIES) de l’ANGE et un suivi HSE, les pré-collecteurs et trieurs informels des quartiers restent très exposés. Les parlementaires recommandent un encadrement juridique et sanitaire spécifique pour sécuriser leur activité.
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‎4. Garantir l’équité territoriale. La riposte ne doit pas se limiter à Lomé. Les initiatives locales, comme les expériences de compostage développées à Dapaong, doivent être intégrées et soutenues.
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‎5. Rendre la filière verte économiquement viable. Pour en faire un véritable levier de croissance, les experts préconisent un soutien fort de l’État : allègements fiscaux, révision de la TVA sur les produits recyclés et facilitation de l’accès aux marchés émergents des crédits plastique et carbone.
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‎6. Trois chantiers législatifs prioritaires. Les travaux en ateliers ont dégagé une feuille de route : élaborer des mesures d’interdiction ciblées sur le plastique à usage unique, rendre effective la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) et structurer les instruments financiers et fiscaux incitatifs.
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‎Rappelons que, l’objectif final est clair,  formuler des recommandations législatives directement applicables pour renforcer l’autorité de la loi et assurer une protection durable de l’environnement et de la santé des citoyens togolais.

La Redaction

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