L’année 2026 s’ouvre sous le signe d’une consolidation intelligente des réformes économiques au Togo. L’État togolais sous le leadership du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé poursuit un objectif clair : améliorer l’efficacité de son action, renforcer la compétitivité des entreprises et l’économie.
En effet, pour cette année, des ajustements ciblés en matière de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de crédit d’impôt et de marchés publics visant à faire de la fiscalité et de la commande publique des outils de développement durable, inclusif et équitable ont été introduits dans la loi de finances exercices 2026.
La gestion de la TVA connaît des améliorations notables en 2026, tant sur le plan administratif que sur celui de l’impact économique. Les réformes engagées visent à fluidifier les mécanismes de collecte et de remboursement, tout en renforçant la lisibilité du système et en sécurisant les recettes publiques. Par exemple, la loi de finances 2026 prévoit l’exonération de la TVA sur les provendes et compléments destinés aux produits locaux d’élevage et de pêche pour soutenir la production animale et réduire le coût des intrants.
Le crédit d’impôt devient un instrument stratégique de soutien à l’investissement. Un crédit d’impôt non remboursable de 120 000 francs par salari,é et par an est instauré pour les entreprises qui recrutent des personnes en situation de handicap, pour un contrat d’au moins 12 mois.
Les marchés publics deviennent plus transparents et inclusifs. L’enregistrement des marchés publics réservés aux jeunes et femmes entrepreneurs est facilité, avec un paiement des droits d’enregistrement différé. La digitalisation progressive des appels d’offres renforce la transparence et réduit les risques de pratiques opaques. La réforme ouvre l’accès à la commande publique aux petites et moyennes entreprises nationales.
Les pouvoirs publics ont également ajusté les droits perçus par le service de la conservation de la propriété foncière, avec un droit de photocopie et de certificat de document de 1 000 francs par page, un droit d’état descriptif et de renseignement de 10 000 francs CFA, et un droit fixe pour les opérations de conservation foncière non soumises au droit proportionnel.


