Au Togo, face aux événements récents qui ont secoué le pays, un groupe d’acteurs de la société civile togolaise, dénommé réseau panafricain des observateurs et défenseurs des droits de l’homme, a décidé de prendre position pour promouvoir la paix, la responsabilité et la vérité. Dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse tenue à Lomé le lundi 7 juillet 2025, ils dénoncent les appels à la violence, les injures publiques et les tentatives de subversion qui ont marqué les manifestations de juin 2025.
En effet, selon ce groupe d’acteurs, la société civile togolaise doit conjuguer liberté et responsabilité, engagement et discernement pour défendre les valeurs de justice, de dignité et promouvoir les valeurs de paix et de cohésion sociale. Car, selon eux, les droits à la manifestation et à la liberté d’expression ne sauraient justifier des comportements qui mettent en péril l’ordre public, la sécurité des personnes et des biens, la cohésion sociale ainsi que la paix civile et la sécurité nationale. Le réseau panafricain des observateurs et défenseurs des droits de l’homme invite ainsi les acteurs de la société civile togolaise à faire preuve de « responsabilité et de cohérence » dans leurs dénonciations, sans faire « le relais aveugle des campagnes de désinformation ».
Dénonciation des propos violents et subversifs
Ainsi, lors de cette rencontre avec la presse locale et internationale, ce groupe d’acteurs de la société civile togolaise, signataires de la déclaration, a déploré l’absence de réaction et de condamnation de la part de certaines organisations de la société civile face aux propos violents et subversifs tenus par des individus à travers les réseaux sociaux. Ils estiment que ces comportements inacceptables doivent être dénoncés et condamnés pour préserver la paix, la cohésion sociale et la stabilité du pays.
Par ailleurs, le réseau panafricain des observateurs et défenseurs des droits de l’homme a saisi l’occasion pour appeler à la vigilance numérique. En effet, d’après ce réseau, les acteurs de la société civile togolaise doivent développer une vigilance numérique pour éviter d’être victimes de la manipulation massive et de la diffusion de fausses informations. En outre, le réseau panafricain des observateurs et défenseurs des droits de l’homme invite les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de régulation et de traçabilité de l’information en ligne. Cela vise à préserver l’opinion publique de la désinformation orchestrée depuis des officines via les réseaux sociaux.
Engagement pour la paix et la stabilité
Les signataires de la déclaration appellent toutes les voix citoyennes sincères à se mobiliser pour raviver les flammes du dialogue, de la justice équilibrée, de la paix et de la cohésion sociale en vue de la construction nationale. Car, selon eux, la préservation de la sécurité nationale est une responsabilité première de tout État souverain et la société civile doit œuvrer pour une société apaisée, ouverte aux débats et soucieuse du bien commun.
Il convient de rappeler que cet appel fait suite aux récentes manifestations illégales de juin dernier, lancées à travers les réseaux sociaux sur fond de manipulation et de tentatives d’incitation à la révolte et de déstabilisation.


