(Lomé, le 16 avril 2026)- Le Togo organise le 18 avril 2026, au Palais des Congrès de Lomé, une Réunion de Haut Niveau sur sa Nouvelle Stratégie pour le Sahel (2026–2028). Placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, la rencontre vise à présenter les orientations qui guideront l’engagement du pays dans l’espace sahélien au cours des trois prochaines années.
En effet, selon le Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur, cette Nouvelle Stratégie « s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Togo au Sahel et vient se substituer à l’ancienne Stratégie de 2021 ». Elle entend « adapter son engagement au Sahel aux réalités émergentes, tout en renforçant sa contribution à la stabilité régionale et à la coopération entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée ».
Ainsi, l’objectif général de cette Réunion de Haut niveau de Lomé est, de « créer un dialogue constructif autour de la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel (2026–2028) et de la région du Sahel ». Plus spécifiquement, il s’agira de « présenter la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel en mettant en exergue les piliers d’intervention prioritaires », de « renforcer le dialogue politique entre le Togo et les États du Sahel » et d’« offrir un espace d’échanges et de dialogue entre gouvernements, organisations régionales/internationales, Envoyés spéciaux de la région du Sahel et acteurs de la société civile ». Sont attendus à Lomé les représentants du Gouvernement togolais, des gouvernements des États du Sahel, les Envoyés spéciaux pour le Sahel, les représentants des organisations sous-régionales, régionales et internationales dont les Nations Unies, ainsi que des acteurs de la société civile, des think tanks et des médias.
Par ailleurs, gace aux mutations intervenues ces dernières années en Afrique de l’ouest, « les dynamiques actuelles du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest appellent à une adaptation des approches et à une coordination renforcée entre l’ensemble des acteurs ». Car, dans un contexte marqué par « la menace terroriste qui perdure et s’étend progressivement vers les États du littoral du Golfe de Guinée » avec à la clé, une recomposition géopolitique intervenue dans la région de l’Afrique de l’Ouest avec la sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO et la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), demande de repenser et adapter les stratégies à ce nouveau contexte.
Les travaux se dérouleront en six sessions : ouverture, présentation de la Nouvelle Stratégie et déclarations des États du Sahel, déclarations des organisations sous-régionales, régionales et internationales, interventions des Envoyés Spéciaux pour le Sahel et autres invités spéciaux, déclarations de la société civile, puis session de clôture. La session d’ouverture « mettra en lumière les objectifs de la Réunion ainsi que les enjeux stratégiques inhérents à la coopération entre le Sahel et les États du Golfe de Guinée ».
Rappelons qu’à l’issue de la rencontre, les organisateurs espèrent « une meilleure compréhension des orientations de la Nouvelle Stratégie », le « renforcement du dialogue politique entre le Togo et les États du Sahel », l’« identification de pistes de coopération entre les différents acteurs impliqués dans la stabilité régionale » et « la consolidation du rôle du Togo comme acteur de dialogue et de coopération entre le Sahel et les États du Golfe de Guinée ».


