Les autorités congolaises saluent les sanctions américaines visant de hauts responsables militaires rwandais, réclamées depuis longtemps par Kinshasa. Ces mesures suscitent un espoir de désescalade dans l’est du pays, où les combats se sont intensifiés ces dernières semaines.
En effet, Léonard She Okitundu, député et ancien ministre congolais des Affaires étrangères, estime que ces sanctions constituent un « avertissement solennel » adressé à Kigali. Selon lui, le timing de ces mesures, alors que Washington est engagé sur d’autres fronts, s’explique par la violation d’engagements récents par les autorités rwandaises.
De son côté, Okitundu souligne que la RDC agit dans le cadre de la légitime défense et que les sanctions américaines reconnaissent formellement l’agression dont la RDC se dit victime. Il appelle la communauté internationale à recourir à une « diplomatie coercitive » pour imposer la paix. Pour sa part, l’ancien ministre des Affaires étrangères estime également que des sanctions plus larges, susceptibles d’affecter le fonctionnement même de l’État rwandais, seraient davantage dissuasives.
Il dénonce par ailleurs, l’incohérence de la participation du Rwanda à certaines opérations de maintien de la paix alors qu’il est accusé d’agression sur le territoire congolais.
Pour rappel, ces sanctions américaines contre certains hauts responsables rwandais visent à amener le Rwanda et son allié du M23 à respecter le cessez-le-feu et l’application de l’accord de paix signé en décembre 2025 à Washington, sous l’égide du président américain Donald Trump, en présence du médiateur en chef de l’Union africaine dans les Grands Lacs, Faure Essozimna Gnassingbé.


