Moment solennel à Rabat. Accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan, du Prince Moulay Rachid et du Prince Moulay Ahmed, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé vendredi 9 octobre 2026, un discours fort au Parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la première année législative de la 12e Législature.
En effet, dans un contexte qu’il qualifie d’exceptionnel, le Souverain a fixé le cap : cette nouvelle mandature doit être « un véritable tournant pour un Maroc soucieux de poursuivre son ambition de puissance économique émergente et fiable », tout en trouvant un équilibre entre croissance et justice sociale et spatiale. Fidèle à son discours de 2014, le Roi a réaffirmé sa fierté de sa marocanité, « sentiment qui ne fait que croître ». Pour lui, la fierté nationale n’est pas de la vanité, mais « le catalyseur qui transforme l’appartenance en responsabilité ».
Ainsi, le discours a ensuite tracé la feuille de route économique. Au-delà des grands chantiers d’infrastructures en cours, Mohammed VI a appelé au lancement d’une nouvelle génération de stratégies dans les secteurs cruciaux de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle. Il a exhorté le secteur privé à se montrer « plus entreprenant, plus créatif », véritable acteur stratégique de la transformation, et a placé la jeunesse en tête des priorités nationales avec une vision intégrée pour l’éducation et l’insertion économique.
Par ailleurs, le ton s’est fait plus ferme sur la gouvernance territoriale. Le Roi a pointé du doigt « le retard et les dysfonctionnements qui freinent toujours l’opérationnalisation de la décentralisation » avant de promettre avec un ton ferme « Aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable » dans la mise en œuvre de la Charte de la Déconcentration, a-t-il martelé, exigeant un transfert effectif des compétences et des ressources du centre vers les régions.
Enfin, sur la scène internationale, le Souverain a défendu un Maroc partenaire « responsable et fiable », tout en dénonçant les limites du modèle actuel de coopération migratoire, notamment avec l’Espagne. Face aux « déclarations irresponsables » et aux pressions, il a affirmé que le partenariat « ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage« .
Il convient de rappeler que le souverain du Maroc a tenu à annoncer que le Royaume du Maroc présentera prochainement à ses partenaires, une nouvelle vision stratégique pour le co-développement.








