L’Afrique a attiré environ 70 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2025, selon le World Investment Report 2026 de la CNUCED publié cette semaine.
L’Égypte conserve la première place continentale avec 15,5 milliards de dollars d’IDE. Le pays profite de ses grands chantiers d’infrastructures et de sa position stratégique.
La Guinée réalise la plus forte progression et se classe 2e avec 7,8 milliards de dollars. Le secteur minier, porté par la bauxite, attire massivement les capitaux étrangers. Le Mozambique suit à la 3e place avec 5,7 milliards de dollars grâce aux investissements dans ses projets gaziers.
Le Nigeria arrive 4e avec 4,0 milliards de dollars, devant l’Éthiopie 3,8 milliards et le Kenya 3,2 milliards.
Malgré cette dynamique, aucun pays africain ne figure dans le Top 20 mondial des destinations d’IDE en 2025. Pour la CNUCED, l’Afrique doit encore lever des freins pour capter une plus grande part des flux mondiaux et financer ses besoins en énergie et infrastructures.
Mines et Gaz tirent la Guinée et le Mozambique vers le haut
Le classement World Investment Report 2026 de la CNUCED confirme une tendance de fond : les investissements en Afrique se concentrent de plus en plus sur les ressources naturelles et l’énergie.
Avec 70 milliards de dollars d’IDE attirés en 2025, le continent progresse. L’Égypte reste leader avec 15,5 milliards grâce à la diversification de son économie. Mais la vraie surprise vient de la Guinée et du Mozambique.
La Guinée se hisse à la 2e place africaine avec 7,8 milliards de dollars. Cette performance s’explique par le boom minier. Le pays est devenu un acteur incontournable de la bauxite, métal clé pour l’aluminium et la transition énergétique. Les grands projets de corridors ferroviaires et portuaires pour exporter le minerai ont attiré des investisseurs chinois, émiratis et européens. La stabilité relative du cadre minier et la forte demande mondiale expliquent cet afflux.
Le Mozambique complète le podium avec 5,7 milliards de dollars. Le pays bénéficie des milliards injectés dans ses projets gaziers offshore dans le bassin de Rovuma. Malgré les défis sécuritaires dans le Nord, les majors énergétiques et les fonds d’investissement parient sur le long terme. Le gaz naturel liquéfié mozambicain est vu comme une alternative stratégique pour l’Europe.
Derrière, le Nigeria, l’Éthiopie et le Kenya restent attractifs mais peinent à dépasser les 4 milliards. Le rapport note toutefois qu’aucun pays africain n’entre dans le Top 20 mondial, signe que le continent doit encore améliorer son climat des affaires pour capter plus que ses ressources.


