(@afrique news, 17 juillet 2026) – En Afrique subsaharienne, près de 600 millions de personnes vivent toujours dans le noir. Elles constituent plus de 80 % des personnes privées d’électricité dans le monde, une réalité qui freine l’éducation, la santé, l’agriculture et l’entrepreneuriat sur tout le continent.
En effet, pour inverser la tendance, le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement ont lancé en 2024 l’initiative « Mission 300 ». L’objectif est clair : donner accès à l’électricité à 300 millions de personnes supplémentaires en Afrique subsaharienne à l’horizon 2030. Car le problème dépasse le simple raccordement. Dans de nombreux pays, un centre de santé ne peut pas conserver ses vaccins ni assurer des soins la nuit faute d’un courant fiable. Une école ne parvient pas à utiliser les outils numériques. Une petite entreprise doit recourir à un groupe électrogène coûteux. Une exploitation agricole ne peut ni pomper l’eau, ni conserver ses récoltes, ni les transformer sur place.
Ainsi, Mission 300 intervient sur l’ensemble de la chaîne électrique. L’initiative soutient les investissements dans la production, le transport et la distribution. Elle finance l’extension des réseaux nationaux, le déploiement de mini-réseaux et les solutions solaires autonomes. Elle accompagne aussi le développement des systèmes de stockage, la mise en œuvre de réformes sectorielles, l’amélioration de la performance des compagnies d’électricité et la mobilisation de financements publics et privés.
L’ambition affichée est de réduire de moitié, en quelques années, le nombre de personnes privées d’électricité en Afrique subsaharienne. Mais pour les porteurs du projet, la connexion seule ne suffit pas. Pour avoir un impact durable, l’électricité doit répondre à trois conditions : être disponible, fiable et financièrement accessible. C’est à ce prix qu’elle pourra améliorer la qualité des services publics, renforcer la compétitivité des entreprises et favoriser la création d’emplois.
Par ailleurs, le chiffre 300 désigne le nombre de bénéficiaires visés, en terme de. millions. Il ne s’agit ni d’un budget, ni d’un nombre de centrales à construire. La répartition de l’effort entre les deux institutions notamment la BM et la BAD est précise. 250 millions de personnes pour la Banque mondiale et 50 millions pour la Banque africaine de développement.
Rappelons qu’avec Mission 300, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement misent sur une approche systémique pour combler l’un des plus grands freins au développement du continent.


