Lomé accueille jusqu’au 23 octobre une mission de haut niveau de l’UA pour transformer le potentiel agricole du couloir Togo-Bénin en moteur de souveraineté alimentaire régionale.
En effet, c’est Lomé qui a été choisie. Et ce n’est pas un hasard. Une mission de haut niveau de la Commission de l’Union africaine séjourne depuis lundi 19 octobre 2026 dans la capitale togolaise jusqu’au 23 octobre, avec une feuille de route claire : accompagner le Togo et le Bénin dans le renforcement de leur production agricole et de leur sécurité alimentaire.
À la tête de la délégation, Moses Vilakati, commissaire de l’UA chargé de l’Agriculture, du Développement Rural, de l’Économie Bleue et de l’Environnement Durable. L’objectif est d’aider les deux pays à mieux exploiter un potentiel agricole encore largement sous-utilisé.
Pour l’Union Africaine, le choix du Togo est stratégique. Avec le Bénin, le pays constitue une porte d’entrée naturelle vers l’espace CEDEAO, grâce à ses atouts logistiques majeurs : ses voies navigables et surtout ses ports en eau profonde, celui de Lomé étant l’un des plus dynamiques de la sous-région.
Ainsi, le message de l’UA se veut ferme et pressant. « Il est temps d’agir. Nous ne pouvons pas continuer comme avant », a martelé Moses Vilakati, appelant à accélérer les investissements pour obtenir « des résultats concrets » sur le terrain. Concrètement, la délégation va évaluer les progrès réalisés par les deux voisins et identifier les interventions prioritaires pour inverser la tendance. Au programme : la santé des sols, l’accès aux engrais et aux semences de qualité, l’irrigation, le développement des cultures stratégiques, l’élevage et l’économie bleue.
Car malgré leurs atouts naturels et leur position géographique privilégiée, Lomé et Cotonou restent paradoxalement dépendants des importations pour couvrir une partie de leurs besoins alimentaires. Une dépendance que l’UA veut aider le Togo à briser, pour en faire un modèle de souveraineté alimentaire pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Pour rappel, le Togo a fait de l’agriculture, un de ses axes prioritaires de sa politique de développement du pays. Depuis 2010, plusieurs projets et programmes d’envergures sont déployés pour faire décoller ce secteur primaire qui emploie plus de 63% de la population togolaise. Ce choix de l’UA de faire du Togo sa porte d’entrée pour la sécurité alimentaire en Afrique de l’ouest est la reconnaissance des efforts du Togo sous le leadership du président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, de développer le secteur agricole








