À chaque Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le continent se donne rendez-vous avec son destin. Chefs d’États, diplomates, partenaires et observateurs s’y retrouvent pour débattre des grandes orientations politiques, économiques et sécuritaires de l’Afrique.
Cependant, pour garantir une meilleure représentativité des chefs d’États, une réflexion s’impose.
Il est essentiel que tous les États membres assument pleinement leurs responsabilités, notamment financières et institutionnelles. Laisser peser de manière excessive l’organisation pratique et logistique sur un seul pays hôte, en l’occurrence l’Éthiopie, pourrait à terme s’avérer contre-productif. Une telle situation risque d’affaiblir la dynamique collective et de réduire progressivement la mobilisation des dirigeants africains autour de ces grands rendez-vous continentaux.
Or, ces sommets constituent une tribune stratégique majeure pour les dirigeants africains : un espace d’influence, de visibilité diplomatique et de plaidoyer pour les priorités nationales et continentales.
L’administration de l’Union africaine doit pleinement jouer son rôle d’autorité institutionnelle et s’imposer dans la gouvernance organisationnelle, dans le respect du pays hôte. L’équilibre institutionnel est une condition essentielle de crédibilité, d’efficacité et d’unité.
Il ne s’agit pas d’une critique, mais d’une contribution constructive. Car une Union forte suppose des États responsables et une administration continentale affirmée.
C’est juste une contribution de ma part.

Sénateur Innocent KAGBARA

