(Lomé, 16 mars 2026)– Un nouvel arrêté interministériel, signé le 30 décembre 2025, modifie les règles de commercialisation de la noix de cajou au Togo. Le texte porté par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique Badanam Patoki et le ministre de l’Agriculture Antoine Lékpa Gbegbeni vise à garantir qu’une part plus importante de la production alimente les unités locales de transformation.
En effet, l’article 8 nouveau impose à tout acheteur agréé et à toute coopérative de livrer au moins un tiers (1/3) des volumes collectés aux transformateurs établis sur le territoire national, à un prix fixé en début de campagne par l’interprofession. De plus, chaque livraison doit être attestée par un quitus visé par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde (CIFAT).
Ainsi, l’article 10 durcit les sanctions : tout manquement à ce quota exclut le contrevenant de toute vente aux exportateurs pour la campagne en cours. Toutefois, une dérogation est prévue si la transformation locale est dans l’impossibilité avérée de recevoir les volumes, auquel cas le CIFAT délivre un quitus exceptionnel. Par ailleurs, l’article 15 rappelle que achat et exportation restent soumis à agrément délivré par le Comité de coordination de la filière ; par conséquent, toute cargaison sans documents sera saisie, et la mainlevée n’interviendra qu’après régularisation aux frais de l’exportateur.
En somme, l’objectif affiché est d’augmenter la valeur ajoutée au Togo, de sécuriser l’approvisionnement des usines locales et, donc, de lutter contre les exportations brutes incontrôlées. Le suivi incombe aux secrétaires généraux des deux ministères, en attendant la publication au Journal officiel.

