Le 31 juillet a été l’une des journées les plus longues pour les togolais depuis le 19 Août dernier, presque jour pour jour après le déclenchement de la crise politique actuelle. Beaucoup de togolais notamment les partisans de la C14, fondaient leur espoir sur la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise. A une exception près, l’on se retrouve à la date du O5 septembre 2017 et nombreux sont ceux qui se posent la question de savoir ce que va devenir la C14?
Sans paraphraser le Ministre togolais Gilbert Bawara qui rassurait une semaine avant la rencontre des chefs d’État de la CEDEAO à Lomé, qu’une nouveaux jour allait s’ouvrir au Togo après le 31 juillet, tout semble lui donner raison à l’issue de la publication de la feuille de route par l’organisation sous-régionale. Feuille de route qui prend en compte, plusieurs points de la proposition de loi proposée par le gouvernement le 05 septembre 2017. Cette feuille semble mettre malheureusement, la coalition de l’opposition regroupée au sein de la C14. Coalition restée debout contre le régime de Faure Gnassingbé depuis bientôt un an.
La C14 après la feuille de route de la CEDEAO qui recommande les réformes et les élections avant la fin de cette année, précisément le 20 décembre 2018 pour la tenue des législatives, met la coalition dos au mur. En effet, n’étant pas une coalition électorale, il semble désormais évident que, l’existence de cette coalition est désormais problématique. Car, l’on se souvient encore qu’à la création de la coalition, ils ont été clair et nette qu’il ne ne s’agissait pas d’une coalition électorale. Cela se fait d’ailleurs voir sur le terrain où, chaque parti continue de mener ses activités politiques indépendamment de celles de la coalition C14.

Quelles scénarios s’offre à partir de ce 31 juillet à la C14 ? Elles sont nombreuses mais intéressons-nous principalement à deux. D’abord, respecter sa parole selon laquelle la coalition n’est pas une coalition électorale. Ce qui va sans dire que la dissolution de la C14 devra être prononcée pour permettre à chaque parti membre de retrouver totalement son indépendance afin de se mettre sur le terrain pour la campagne. Car, comme on le sait, en période électorale, tous les petits coups et attaques étant permis entre les partis. Il serait inconcevable que des partis membres d’une même coalition, se donnent des coups sur le terrain. Ensuite, vue qu’il ne reste que quatre mois pour les élections et dans le souci de maintenir la mobilisation et maximiser la chance d’avoir assez de sièges aux législatives, passer d’une simple coalition de lutte à une coalition électorale. Or, parmi les 14 qui constituent la coalition, il y a déjà une coalition de six partis cap2015 qui avait porté la candidature du chef de file de l’opposition en 2015. Aussi, les partis membres n’ont pas la même idéologies. De ce point de vue, cette deuxième option, semble un peu plus compliquée.
Il est donc clair que l’avenir de la coalition de l’opposition C14 se devine désormais en pointillés. Mais, il faut dire que un éclatement très tôt de cette coalition risquerait de plomber la mise en œuvre de la feuille de route.
