Conformément à la feuille de route de la CEDEAO, le Togo a démarré ce lundi le recensement général des électeurs en vue de la constitution d’un nouveau fichier électoral pour les prochaines élections locales et législation. Ceci en dépit de l’appel au boycott lancé par la coalition de l’opposition réunie au sein de la C14.
Pour cette première journée de recensement électoral dans la zone 1, le sentiment reste mitigé sur le terrain et dans les différents Etats majors. Les togolais de la zone 1 du recensement électoral qui regroupe les préfecture de la région Maritime et ceux de la région des Plateaux Est (de Golf à Kloto-Kpélé), sont depuis ce lundi 1er octobre appelés à se faire enrôler afin de disposer d’une carte Electeur qui leur donnera le droit de vote pour les prochaines échéances électorales au Togo. Environ 2 700 centres de recensements et CRV sont concernés par cette opération dans cette première zone et qui prendra fin le 08 Octobre prochain. Pour ce premier jour, les populations au-delà des appels au boycott du processus par l’opposition togolaise, ont fait massivement le déplacement dans certains centres de recensements tandis que dans d’autres, surtout les fiefs de l’opposition, on note une très faible mobilisation. C’est le constat fait par nos différents reporters sur le terrain. Même si, contrairement à 2010, 2013 et 2015 où l’appel de l’opposition à boycotter le processus d’enrôlement des populations avait été largement suivi notamment dans la capitale Lomé du moins pour les premiers jours, il faut noter que pour ce processus, le début reste assez mitigé pour une journée de travail. Il n’est pas un secret que par le passé, la grande affluence lors des recensements est enregistrée les week-ends. Il faudrait donc attendre le week-end prochain pour véritablement évaluer l’engouement des populations à prendre part ou non à ce processus.
Malheureusement, l’opposition togolaise risque de refaire la même erreur, celle d’empêcher ses militants de se faire enrôler et par ricocher, de ne pas pouvoir voter le jour des élections. Or, les électeurs du pouvoir vont se faire recenser et au moment venu, iront voter. Une longueur d’avance sur l’opposition. L’opposition devrait s’inspirer de l’exemple de l’opposition camerounaise notamment le jeune candidat à la présidentielle, Cabral Libii, qui avant même d’être candidat avait appelé les camerounais à s’inscrire massivement pour avoir au moins 11 millions d’électeurs car selon lui, plus il y aura beaucoup de camerounais inscrits sur les listes électorales, facile sera la victoire de l’opposition sur le président sortant Paul Biya. Pour lui, les personnes qui refusent de s’inscrire sont pour la plupart les partisans de l’opposition.

Il convient de noter que ce recensement permettra à termes de disposer d’un nouveau fichier électoral épuré de toutes les personnes décédées, celles qui ont quittée le pays ou qui ont changé de localités ainsi que les jeunes qui viennent d’atteindre la majorité de voter.

