Une réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs s’est ouverte vendredi 16 janvier 2026 à Lomé, capitale du Togo.
En effet, les travaux, prévus pour durer deux jours, se déroulent à huis clos au Palais des congrès de Lomé, en présence des cinq anciens chefs d’État africains, désignés co-facilitateurs dans le conflit dans l’Est de la RDC par les chefs d’État de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
Malgré les nombreuses tractations, la situation dans l’est de la RDC est toujours préoccupante. Après s’être emparé début 2025 de Goma et Bukavu, les deux grandes villes de l’Est congolais, le M23 a lancé en décembre une nouvelle offensive dans la province congolaise du Sud-Kivu et pris le contrôle le mercredi 10 décembre de la ville d’Uvira.

Selon, Mahamoud Ali Youssouf, le président de la commission de l’UA, il faut maintenant « agir », la structure de la médiation africaine étant complète. « Les combats à l’Est de la RDC n’ont pas baissé d’intensité. Après Goma et Bukavu, c’est Uvira qui a connu les affres des tueries et des pillages. Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers de déplacés. Le problème reste donc entier », a précisé Mahamoud Ali Youssouf. Ainsi, selon lui, cette réunion de Lomé vise à accentuer les efforts de de l’Union Africaine en vue de parvenir à mettre fin aux austilités à l’est de la RDC. « Nous nous retrouvons à Lomé, afin d’intensifier les efforts de l’UA pour un arrêt des combats d’abord et avant tout à l’Est de la RDC », a-t-il souligné avant d’ajouter « Nous estimons que l’initiative africaine doit maintenant prendre le relais et donner du sens et de la crédibilité à la notion de solution africaine aux problèmes africains », a dit M. Youssouf.
Il convient de souligner que, les travaux qui prennent fin samedi 17 janvier, auront à valider la feuille de route de la médiation de l’UA placée sous l’égide du président du Conseil du Togo, pour les 12 prochains mois, a mentionné le chef de la diplomatie togolaise, Professeur Robert Dussey. Ce qui permettra de « coordonner davantage les actions, pour les rendre plus cohérentes », a précisé M. Dussey.

