Le peuple togolais a célébré vendredi 27 avril, le 58ème anniversaire de l’indépendance du Togo. Le premier après le déclenchement de la crise actuelle que connait le pays depuis le 19 Août dernier. Dans son traditionnel discours à la nation, le Président togolais a réitéré sa volonté et sa détermination à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles dans le respect de la loi et des normes démocratiques.
Il s’agit en effet de donner la parole au peuple pour qu’il se prononce sur les choix conformes à ses aspirations. « La voie démocratique que nous avons choisie implique que la parole soit donnée régulièrement aux électeurs à travers des consultations et scrutins, pour qu’ils expriment les choix conformes à leurs aspirations ». Ainsi, le calendrier électoral prévu pour cette année 2018 sera respecté. Il s’agit entre autre scrutins prévus pour cette année, du référendum constitutionnel pour permettre aux togolais de se prononcer sur la modification constitutionnelle, des élections législatives et locales.
« Le point de vue de chaque togolais est important. Aussi, les rendez-vous retenus par le calendrier électoral cette année seront-ils tenus. » a indiqué Faure Gnassingbé.
Il s’agit selon le chef de l’Etat togolais, pour le gouvernement de prendre la juste mesure de sa responsabilité en ne ménageant aucun effort pour faire avancer le chantier des réformes politiques engagées, dans le respect des délais légaux, des normes et principes de la démocratie et de l’Etat de droit. Le gouvernement veut ainsi, se conformer au respect de la loi surtout au niveau du référendum. 
Cette décision de consulter le peuple, vise à reconnaître au peuple togolais, sa souveraineté et son droit constitutionnel à se prononcer à travers des consultations électorales sur les grands en jeux qui engagent leur pays. Car comme l’a indiqué le président Faure dans son discours,
« toute autre option reviendrait à méconnaître la sagesse de notre peuple et l’intelligence de nos concitoyens. »
Il faut dire que le dialogue engagé entre pouvoir et opposition au Togo, est toujours au point mort alors que l’opposition a souhaité la suspension des préparatifs des échéances électorales durant le dialogue. Cette décision du gouvernement de vouloir respecter le calendrier électoral, est-elle la réponse du gouvernement face à la reprise des manifestations contrairement à l’engagement de l’opposition de ne plus manifester ?

