Après le démarrage du pré-test du projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement secondaire et technique, la Haute autorité de prévention et de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) franchit une nouvelle étape. Lundi 23 février 2026, le président de l’institution, Aba Kimelabalou, a officiellement lancé à l’École Nationale d’Administration (ENA) le pré-test du projet dans l’enseignement supérieur et les centres de formation.
En effet, cette cérémonie a été officiellement lancée en présence du directeur général de l’ENA, Prof Adama Kpodar, du vice-président de l’Université de Lomé, Prof Batawila, des étudiants et bien d’autres personnalités.
Selon Prof Adama Kpodar, directeur général de l’ENA, la lutte contre la corruption ne peut se contenter des tribunaux et des sanctions. Elle doit plutôt s’enraciner là où l’esprit se forme. D’où l’importance de ce projet qui vise à forger l es valeurs d’éthique et de probité au sein des apprenants et des étudiants.

Ainsi, à travers ce lancement couplé de séminaire de formation de trois (3) jours, il sera question de forger au niveau des étudiants de l’ENA, le bouclier de conscience qui les amènera à dire non à la corruption. Aussi, le bouclier de courage, pour dénoncer la corruption, et le bouclier de l’excellence, pour savoir que seul le travail bien fait paie.
Pour Aba Kiméabalou, président de la HAPLUCIA, le choix de l’ENA pour le lancement du pré-test dans l’enseignement supérieur et les centres de formation n’est pas fortuit. « Cette institution prestigieuse forme les hauts cadres de l’administration publique, appelés demain à gérer les affaires de l’État, à concevoir et à mettre en œuvre les politiques publiques, et à incarner l’autorité de la République », a-t-il mentionné avant d’ajouter : « Introduire l’enseignement de l’éthique, de l’intégrité et de la prévention de la corruption à ce niveau stratégique revient à agir en profondeur, à la source même des responsabilités futures. C’est contribuer à la formation des décideurs responsables, des gestionnaires rigoureux et des commis de l’État conscients de la noblesse et de l’exigence de leur mission.
Quid des conférences et formatiosn retenues pour la phase pré-test ?
Durant les trois (3) jours, six (6) conférences sont prévues : la première porte sur la « Problématique de la lutte contre la corruption : enjeux et défis », la deuxième sur le « Mécanisme de lutte contre la corruption et la participation citoyenne », la troisième sur la « Lutte contre la corruption au Togo, cadres juridiques et institutionnels », la quatrième sur la « Corruption et bonne gouvernance », la cinquième sur la « Déontologie et responsabilité professionnelle » et la dernière, sur l’Environnement socioculturel et lutte contre la corruption. « Notre échange avec les étudiants a pour objectif d’agir sur les consciences. Il faudrait le faire pour aider ces étudiants et élèves à intégrer à leur conscience morale, les valeurs et principes qui pourraient impacter favorablement l’agir humain », a mentionné Dr Déla Sorsy, éthicien et philosophe politique.
Après l’étape de l’ENA, la HAPLUCIA sera à l’ENES, l’université de Kara et à l’université de Lomé pour les mêmes conférences dans le cadre du pré-test dans l’enseignement supérieur et les centres de formation.
Rappelons que la HAPLUCIA est devenue depuis la constitution du 6 mai 2024, la Haute autorité de la transparence, l’intégrité de la vie publique et la lutte contre la corruption (HATIC).

