Au Togo, l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) et le Centre National de Traitement des Informations Financières (CENTIF) ont tenu une séance de travail stratégique le 4 février 2026 pour renforcer leur collaboration institutionnelle. Cette rencontre vise à concilier efficacité de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et respect des droits fondamentaux, notamment le droit à la protection des données personnelles.
En effet, les échanges entre les deux instances ont permis de rappeler les missions respectives des deux institutions et de mettre en lumière la complémentarité de leurs interventions. L’IPDCP joue un rôle central dans l’accompagnement des institutions publiques et privées, tandis que la CENTIF constitue un acteur clé du dispositif national de lutte contre les flux financiers illicites. Ainsi, la CENTIF a exprimé plusieurs attentes structurantes, notamment le renforcement des capacités de son personnel à travers des formations ciblées sur les bonnes pratiques en matière de protection des données personnelles, ainsi que sur un accompagnement technique de l’IPDCP pour l’amélioration de ses outils d’évaluation des risques.
Par ailleurs, la formalisation de cette collaboration par la signature d’une convention est également souhaitée, traduisant une volonté commune d’inscrire ce partenariat dans la durée. La CENTIF a également exprimé le souhait de voir un représentant de l’IPDCP désigné au sein de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC). Cette rencontre marque une étape importante dans la construction d’une approche transversale et responsable de la gouvernance des données, où la lutte contre la criminalité financière et la protection des libertés individuelles ne s’opposent pas, mais se renforcent mutuellement.
Pour rappel, l’IPDCP et la CENTIF ont réaffirmé à cette occasion , leur engagement commun à promouvoir un cadre juridique et opérationnel conforme aux standards régionaux et internationaux, au service de la confiance des citoyens, de la sécurité juridique des institutions et de l’efficacité de l’action publique.

