Le Togo anticipe une nouvelle montée en puissance de sa mobilisation fiscale en 2026, avec des recettes fiscales projetées à 1 338,9 milliards FCFA, contre 1 208,3 milliards FCFA inscrits en prévisions initiales pour 2025, soit une progression d’environ 10,8 % en glissement annuel. Cette dynamique confirme la fiscalité comme principal pilier du financement du budget national, dans un contexte de besoins croissants liés à la sécurité, aux investissements publics et aux politiques sociales.
En effet, les ressources fiscales devraient représenter plus de 82 % des recettes de l’État, loin devant les recettes non fiscales, évaluées à 109,6 milliards FCFA, et les dons-projets, estimés à 166,9 milliards FCFA. Le budget général devrait mobiliser l’essentiel des ressources, avec 2 702,9 milliards FCFA, répartis entre 1 615,4 milliards FCFA de recettes budgétaires et 1 087,5 milliards FCFA de ressources de trésorerie.
Ainsi, la projection de 1 338,9 milliards FCFA en 2026 pose toutefois un double défi. D’une part, elle suppose un renforcement de l’efficacité de la collecte, la lutte contre la fraude et l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment dans les secteurs informels et le commerce transfrontalier. D’autre part, elle interroge l’équilibre entre pression fiscale et acceptabilité sociale, dans un contexte où le coût de la vie, l’emploi des jeunes et la compétitivité des entreprises demeurent des préoccupations majeures.
L’Office togolais des recettes (OTR) sera au cœur de cette mobilisation fiscale, avec un objectif de collecte ambitieux qui nécessite une efficacité accrue et une lutte renforcée contre la fraude. Les autorités devront également prendre en compte les préoccupations sociales et économiques des citoyens et des entreprises pour assurer la réussite de cette stratégie.

