Au Tchad, alors que les travaux du dialogue national entre les acteurs de la vie socio politique, militaire et la société étaient prévus pour commencer le 15 février prochain, les autorités de la transition, ont décidé de repousser de trois mois ces assises.
En effet, le gouvernement justifie cette décision par sa volonté de voir participer le plus de sensibilités à ces discussions. Il s’agit à travers ce dialogue, de poser les bases devant conduire à la fin de la transition née du décès de l’ancien président Idriss Déby Itno il y a presqu’un an. Selon des informations, la décision de reporter ces assises de trois mois serait liée au fait que le pays devant accueillir cette rencontre, notamment le Qatar éprouverait des difficultés pour rassembler l’ensemble des acteurs dispersés un peu partout dans le monde surtout que plusieurs d’entre eux ne disposent pas de titre de voyage.
En attendant le début du dialogue autour de la seconde moitié du mois de mars, il est prévu un pré-dialogue à Doha qui devrait durer deux semaines. Aux conclusions du pré-dialogue, seront joints les conclusions des pré-dialogues organisés dans différentes provinces du Tchad et censés résumer ce que les Tchadiens attendent de leur pays à l’avenir. C’est donc la synthèse qui sera prise comme base des discussions du dialogue national inclusif sensé être convoqué autour du 10 mars 2020.

Au sein de l’opinion publique tchadienne, beaucoup pensent qu’il s’agit pour le gouvernement à travers ce report, de gagner encore du temps pour s’éterniser au pouvoir. Car personne ne semble comprendre que depuis près d’un an, rien n’a véritablement évolué en termes d’agenda de la transition.
