La multiplication des incendies visant les domiciles des activistes politiques de la société civile congolaise qui s’opposent au régime de Joseph Kabila en République Démocratique du Congo, commencent par inquiéter nombre de personnes.
En effet, en intervalle d’une semaine, deux incendies ont visé les domiciles de deux principaux activistes de la société civile congolaise résolument engagés contre le Régime de Kinshasa. C’est une situation qui suscite indignation et interrogation. Il s’agit d’abord du domicile de Luc Nkulula (33 ans), activiste pro-démocratie et membre de la LUCHA mort dans l’incendie de sa maison dans la nuit du samedi 09 à dimanche 10 juin 2018.
En suite, comme si cela ne suffisait pas, un autre incendie aura lieu cinq jours plupart, le 15 juin 2018 à l’appartement de Joseph Kinzo, un autre activiste de l’opposition et de la société civile congolaise, membre du Collectif d’actions de la société civile congolaise (CASC), au quartier Socimat, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. Si aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée dans ce second incendie du fait que l’intéressé visé était cet incendie était parti aux obsèques de Luc Nkulula, les dégâts matériels étaient importants.

Cette situation devient très inquiétante au point qu’on se demande s’il s’agissait de simples incendies ou ce sont des tentatives d’éliminations de ces activistes de la société civile qui ne semblent pas lâcher prise au régime de Kinshasa ? Cette inquiétude est aussi la même chez le Collectif d’actions de la société civile congolaise qui, en conférence de presse ce mercredi 20 juin 2018, a demandé l’ouverture d’une enquête impliquant la mission onusienne en RDC afin d’élucider ces deux incendies. Selon Martin Milolo un des porte-paroles du CASC, joint par nos confrères de la rfi, il pointe du doigt accusateur, le régime de Kabila qui tenterait d’éliminer les activistes de la société civile congolaise.
Il faut rappeler que le contexte en RDC est très controversé depuis la décision du Président Joseph Kabila de ne pas organiser les élections à la date échue et de prolonger son mandat à la tête du pays tout en laissant planer l’envie se représenter pour un troisième mandat à la tête de la RDC en violation de la constitution.
