(@ Afrique news, le 16 juillet 2026)– La capitale tchadienne a abrité ce mercredi 15 juillet 2026 l’ouverture du Forum africain de l’eau, initié conjointement par le Gouvernement de la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de l’initiative « Water Forward », place à l’eau.
En effet, placée sous le thème « De la vision à l’action », cette assise continentale a mobilisé plusieurs chefs d’État et de gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers, tous animés par une même ambition : accélérer les investissements et les réformes pour garantir à chaque Africain un accès durable à l’eau et à l’assainissement. Le Président du Conseil, SEM Faure Essozimna Gnassingbé est représenté à ce Forum par le Président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou.
La sécurité hydrique s’impose aujourd’hui comme un levier fondamental de la croissance économique, de l’inclusion sociale et de l’adaptation climatique en Afrique. Or l’urgence demeure : plus de 400 millions de personnes sur le continent n’ont toujours pas accès à l’eau potable de base, et plus de 700 millions n’ont pas accès à un assainissement de base. Combler cet écart n’est pas seulement un impératif moral, c’est aussi un impératif économique.
Le Forum africain de l’eau à N’Djamena se veut une réponse collective à cet enjeu. Il vise à fédérer les gouvernements, les partenaires au développement, le secteur privé et les communautés autour d’objectifs partagés et de financements concertés. L’enjeu est clair : traduire les promesses en réalisations tangibles et faire progresser les pactes nationaux et régionaux dédiés à la gestion durable de la ressource.
Les travaux ont été rythmés par plusieurs allocutions, dont celle du Groupe de la Banque mondiale, pleinement engagé aux côtés des États africains pour doper les financements du secteur. Le temps fort de cette première journée a été marqué par les prises de parole des chefs d’État réunis autour du fil conducteur « De la vision à l’action ».
Parmi les orateurs figuraient Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo, et Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République gabonaise.
Pour le Président Tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, le continent africain ne manque pas d’eau mais manque d’investissement adéquat pour exploiter ses ressources. Le Tchad veut montrer l’exemple avec son pacte national pour l’eau qui prévoit 3,8 milliards de dollars d’investissement sur 5 ans.
La présence du Togo à cette rencontre illustre la détermination de Lomé à faire de la gouvernance de l’eau une priorité nationale et à épouser pleinement l’initiative « De la vision à l’action » (Water Forward) portée par le Groupe de la Banque mondiale et la République du Tchad. Sous le leadership du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo a engagé d’importantes réformes structurelles ces dernières années visant à garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, conformément à la Vision Togo 2040, à la feuille de route gouvernementale 2026-2031 et à l’ODD 6.
Cette ambition se traduit notamment par l’élaboration du Pacte national pour l’eau 2026-2031, qui prévoit la mobilisation de 1 756 milliards de FCFA d’investissements afin de porter le taux d’accès à l’eau potable à 100 % et d’éliminer totalement la défécation à l’air libre d’ici 2031. Le Pacte repose sur des réformes innovantes portant notamment sur la modernisation de la gouvernance du secteur, le renforcement de la régulation économique, l’amélioration de la viabilité financière des services d’eau, la professionnalisation des services en milieu rural, le développement des partenariats public-privé, ainsi que la gestion intégrée des ressources en eau et le renforcement de la coopération sur les bassins transfrontaliers.
À travers cette vision ambitieuse, le Togo entend faire de l’eau un véritable levier de résilience, de prospérité partagée, de cohésion sociale et de transformation économique, tout en apportant une contribution active aux réponses africaines face aux défis liés à la sécurité hydrique.
Rappelons que le Ministre délégué chargé de l’eau et de l’assainissement, Séna Alipui, prend part également aux travaux de ce Forum de N’Djamena.


