Close Menu
  • ACCUEIL
  • Afrique
  • Economie
  • International
  • Sport
  • Tourisme
  • English
  • Mode
  • Société
  • Technologie
  • Agriculture & Environnement
  • vidéos
Nouveaux Articles

ONU : Adoption de la résolution « corriger la carte » portée par le Togo pour l’UA

GHANA : Un chinois intronisé chef traditionnel pour « services rendus »

Sommet Russie-Afrique : Moscou et Brazzaville coordonnent leur stratégie avant l’échéance

Facebook X (Twitter) Instagram
Nº0034/HAAC/04-2021/PL/P
FLASH-INFO
  • ONU : Adoption de la résolution « corriger la carte » portée par le Togo pour l’UA
  • GHANA : Un chinois intronisé chef traditionnel pour « services rendus »
  • Sommet Russie-Afrique : Moscou et Brazzaville coordonnent leur stratégie avant l’échéance
  • TOGO : Plus de 50 organisations de la société civile dénoncent « une récupération politique » de l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO
  • DIPLOMATIE : Densification du partenariat entre Ouaga-Caire
  • BURKINA FASO : Médecine traditionnelle, l’État homologue 18 médicaments traditionnels
  • Enseignement supérieur, renforcement de la coopération russo-togolaise
  • BICHKEK : Faure Gnassingbé et Alexandre Loukachenko, consolident le partenariat entre leurs deux pays
[gtranslate]
Facebook X (Twitter) WhatsApp YouTube
Afrique News
FAIRE UN DON
  • Accueil
  • Afrique
  • Economie
  • International
  • Sport
  • Tourisme
  • English
  • Mode
  • vidéos
Afrique News
Accueil » Lutter contre le trafic d’espèces, c’est aussi combattre la corruption
Société

Lutter contre le trafic d’espèces, c’est aussi combattre la corruption

Par 17 septembre 2018Aucun commentaire5 min de lecture
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Le trafic d’espèces représente, selon Azzedine Downes, directeur général du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), un vaste marché estimé à 20 ou 30 milliards de dollars. Quand on arrive à démanteler un réseau de trafiquants d’ivoire, d’autres se créent. D’où l’importance de mettre l’accent dans la lutte contre les réseaux criminels fauniques en collaboration avec le combat contre la corruption de certaines autorités étatiques. Eléphants d’Afrique tués pour l’ivoire, tigres du Bengale pour sa peau, rhinocéros décornés, pangolin pour ses écailles, perroquets gris du Gabon capturés pour le bon plaisir des particuliers, le commerce illégal des animaux sauvages doublé de la corruption met en danger la survie de milliers d’espèces. Dans son dernier rapport « Planète Vivante 2016 », le WWF a fait le constat alarmant que plus des deux tiers des animaux vertébrés seront menacés de disparition d’ici 2020.

Le monde fait face à une recrudescence du braconnage et du commerce illégal des espèces sauvages, des activités qui détruisent la faune et menacent d’extinction de nombreuses espèces protégées. Encouragés par l’appât du gain et malgré la lourdeur de certaines peines encourues à plus de 50 ans dans certains pays, les braconniers, appuyés par de puissants réseaux de trafiquants, sont aussi bien organisés, équipés et financés qu’une armée. Les groupes de trafiquants emploient également des personnes qui sont dans une situation précaire dans des États qui n’offrent pas de meilleures rentrées d’argent. Les défenses en ivoire des éléphants sont très prisées des trafiquants : quelque 30 000 individus, selon la CITES, sont tués annuellement pour leur ivoire. Ils risquent même de disparaître d’Afrique centrale si ce phénomène persiste. Mais une multitude d’autres espèces, comme les rhinocéros, les gorilles ou encore les lions et les léopards subissent le même sort.

Pour lutter contre le trafic et le commerce illégal de la faune sauvage,  le réseau EAGLE s’active pour l’application de la loi faunique et combat la corruption. EAGLE-Togo en 2017 a apporté son soutien technique aux autorités pour aboutir à l’arrestation de 782 peaux de pythons royaux, de 8 pointes d’ivoire dont une sculptée, 2 peaux de ratel, 1 peau de civette, 2 peaux de serval et 1 peau de chacal. Pourtant, on constate même dans les parcs naturels, les espèces protégées sont souvent chassées par les braconniers. Il est vrai que le gouvernement togolais, à travers le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) combat du braconnage, mais la réalité montre que non seulement les moyens fournis pour lutter contre le trafic des espèces protégées sont insuffisants, mais surtout qu’il y a des cas avérés de corruption au sein même des officiels en charge de la gestion des parcs. Les éco-gardes du parc Fazao, par exemple, ont clairement affirmé que des agents de l’Etat corrompus collaborent avec des braconniers. Pourtant, le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la protection de la faune et la flore. L’article 761 de ce code dispose: « La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code ». L’Etat a la responsabilité de veiller à l’application de cet article.

La répression contre les trafiquants d’espèces animales protégées est nécessaire pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, il y a lieu de souligner l’impact environnemental du commerce illégal. Ensuite, il y a une interdépendance entre les espèces animales et végétales. Ce trafic concerne essentiellement des espèces menacées d’extinction telles que les éléphants ou les rhinocéros. Selon le rapport de Ban Ki-Moon, ancien secrétaire général de l’ONU, « la situation est si grave que dans certains pays, comme au Cameroun, l’armée a été appelée en renfort des services de répression et de maintien de l’ordre pour traquer les braconniers ».

Il apparaît donc urgent qu’une répression efficace soit mise en place afin de limiter les effets irréversibles sur la biodiversité ainsi que les répercussions économiques et sociales. En effet, certains États n’ont pas adopté une législation avec des peines adéquates permettant la dissuasion de tels actes criminels allant à des peines de prison élevées. Quant à la mise en application des politiques de répression, elle est encore plus rare. La corruption est un facteur facilitant le commerce illégal d’espèces animales protégées. Il est facile de contourner les règles avec de l’argent et les bonnes personnes à soudoyer.

La coopération internationale est aussi rendue difficile dans la mesure où tous les États ont un intérêt à ne pas collaborer. En effet, il faut noter que certains exportateurs d’espèces sauvages ont un intérêt économique à exporter les animaux, en dépit de l’impact sur la biodiversité. Les personnes qui importent les produits illégaux, n’ont pas intérêt à ce que le flux d’échanges s’interrompe car leur diversité animale locale n’en souffre pas. Pourtant, les pays développés disposent de tous les outils nécessaires à la mise en place d’une répression efficace contre les crimes environnementaux. La répression du commerce illégal d’espèces sauvages semble donc difficile malgré son évidente nécessité, et prospère en raison d’une complicité entre pays développés et en voie  de développement. (EAGLE-Togo)

PARTAGER Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email

ARTICLES CONNEXES

TOGO : Assemblée nationale, quatre projets de loi définitivement adoptés

26 août 2026

TOGO : Sécurité routière, contrôler pour prévenir, sanctionner pour dissuader

17 août 2026

Du champs au marché, comment l’agriculture togolaise sous l’impulsion de Faure Essozimna Gnassingbé, réinvente les campagnes sans bruit

25 juillet 2026

Comments are closed.

Derniers Articles
A la une

ONU : Adoption de la résolution « corriger la carte » portée par le Togo pour l’UA

4 septembre 2026
A la une

GHANA : Un chinois intronisé chef traditionnel pour « services rendus »

4 septembre 2026
A la une

Sommet Russie-Afrique : Moscou et Brazzaville coordonnent leur stratégie avant l’échéance

4 septembre 2026
Ne manquez pas
A la une

ONU : Adoption de la résolution « corriger la carte » portée par le Togo pour l’UA

Par afrique-news4 septembre 20260

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté ce jeudi la résolution « Corriger la carte : rééquilibrer la représentation cartographique mondiale

GHANA : Un chinois intronisé chef traditionnel pour « services rendus »

4 septembre 2026

Sommet Russie-Afrique : Moscou et Brazzaville coordonnent leur stratégie avant l’échéance

4 septembre 2026

TOGO : Plus de 50 organisations de la société civile dénoncent « une récupération politique » de l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO

3 septembre 2026
Rester en contact
  • Facebook
  • Twitter
  • Pinterest
  • Instagram
  • YouTube
  • Vimeo
A propos
A propos

Afrique NEWS, est un journal panafricain d’informations générales. Conçu par les africains pour l’Afrique, il traite principalement l’actualité du continent et du reste du monde. Il a son siège à Lomé au Togo, au quartier Totsi, rue Adebayor.

Email : jeanclaudebakali@yahoo.fr / afriquenewstg@gmail.com
Contact: +228 91 60 29 39 / 70 17 73 40

Plus Populaires

NIGER: Le Général Tiani reçoit une délégation moritaniene

21 mai 2025

𝐑𝐃𝐂: Vers 𝐥𝐚 𝐥𝐞𝐯𝐞́𝐞 𝐝’𝐢𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐊𝐚𝐛𝐢𝐥𝐚

21 mai 2025

VATICAN: Le cardinal américain Robert Francis Prevost nouveau Pape

8 mai 2025
Vidéos
[youtube-feed feed=1]
© 2026 © Afrique News. Tous les droits sont réservés..

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.