Dans un rapport rendu public le 18 avril 2025, le centre de recherches sur les questions géostratégiques Hudson Institute, demande l’inscription du Polisario sur la liste rouge des organisations terroristes. Les arguments détaillés pour soutenir cette thèse demandant d’inscrire le Polisario sur la liste des organisations terroristes ont été introduits dans le rapport publié.
En effet, d’entrée de jeu, Hudson Institute indique dans son rapport que « Les camps du Front Polisario à Tindouf, en Algérie, sont des enclaves militarisées, et non des refuges pour réfugiés. ». Le document du rapport du Hudson Institute sur le Polisario indique le contexte dans lequel le Polisario a été créé dans les années 9070, notamment la guerre froide contrairement tse que semble dire l’Algérie. Les séparatistes.eux-mêmes indiquent qu’il s’agit d’un « mouvement d’autodétermination », qui «fonctionne comme une milice déstabilisatrice : il se livre à la contrebande d’armes, endoctrine les jeunes Marocains et Sahraouis et s’aligne sur les agendas stratégiques de l’Iran, de la Russie et de la Chine. »
Ainsi, selon l’autrice du rapport, Zineb Riboua, les activités du Front Polisario dépassent largement les critères d’une classification terroriste. D’abord, il viole l’accord de cessez-le-feu de 1991, conclu sous l’égide de l’ONU, « détourne l’aide humanitaire pour financer son infrastructure militante ; collabore avec des organisations terroristes étrangères comme le Hezbollah et le Parti des travailleurs du Kurdistan, reçoit des drones du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, transfert facilité par le régime algérien ; et fait passer en contrebande des armes aux insurgés djihadistes qui menacent les forces américaines au Sahel. »

Ensuite , le rapport de Hudson Institute indique que
« Les camps du Front Polisario à Tindouf, en Algérie, sont des enclaves militarisées, et non des refuges pour réfugiés. Dans ces camps, le Polisario exerce un contrôle strict sur une population d’environ 90 000 personnes. Human Rights Watch rapporte que ces camps n’organisent ni élections ni liberté de la presse, et que les citoyens sont confrontés à un enrôlement forcé assorti d’une peine d’emprisonnement… certains réfugiés sous le contrôle du Polisario pourraient être réduits en esclavage. De plus, l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a documenté le détournement d’aides par le Polisario pour soutenir ses milices, tandis que les habitants souffrent », lit-on dans le document du rapport. L’institut Hudson conclue son rapport en précisant que « désigner le Front Polisario comme organisation terroriste étrangère consoliderait l’alliance américano-marocaine, affaiblirait un nœud clé du système d’influence de l’Iran, de la Russie et de la Chine, et démontrerait que les engagements américains ont des conséquences stratégiques. L’inaction ne ferait qu’éroder davantage la crédibilité des États-Unis. »
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Rappelons que ce rapport de Hudson Institute, vient confirmer la position soutenue depuis les années par le Maroc. Pour Rabat, le Polisario n’est rien d’autre qu’une organisation terroriste estimant que l’Algérie en soutenant le Polisario apportait sa caution un groupe terroriste.

