Les députés de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis à Abuja pour discuter de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le deuxième jour du séminaire a porté sur la libre circulation des personnes et le contrôle parlementaire dans la mise en œuvre de la ZLECAf.
En effet, les participants de la CEDEAO en marge de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026, ont souligné l’importance de la libre circulation et de la mobilité de la main-d’œuvre pour le succès de la ZLECAF. Ils ont également insisté sur le rôle du contrôle parlementaire dans l’application des engagements communautaires, en particulier la transposition législative des traités et la mise en place de mécanismes de sanctions pour les États qui ne respectent pas leurs engagements.
Ainsi, le sénateur togolais, membre du parlement de la CEDEAO, Innocent KAGBARA a présenté six points prioritaires pour l’intégration africaine. Il s’agit notamment :
-Mettre en place des mécanismes de sanctions pour les États qui ratifient sans appliquer les traités et protocoles.
- Rendre obligatoire la transposition législative des traités dans des délais précis et réglementaires.
- Associer les parlementaires aux commissions de suivi et d’évaluation sur le terrain.
- Former les agents d’immigration aux frontières.
- Mettre en place un observatoire doté d’une brigade pour le respect des traités, des dispositions et des protocoles aux frontières.
- Mettre en place un système de reconnaissance des diplômes et des compétences au niveau de la CEDEAO et de la ZLECAF.
Pour rappel, l »intégration africaine ne peut être seulement déclarative ; elle doit être opérationnelle, contrôlée et responsable, a conclu le sénateur KAGBARA. La réussite de la ZLECAF dépendra de la capacité collective à passer de la signature des textes à leur mise en œuvre effective.

