La scène politique ivoirienne est secouée par une série de décisions judiciaires controversées. Tidiane Thiam, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Gou, tous figures emblématiques de l’opposition, ont été radiés de la liste électorale. Ils de fait écartés, de la course au processus électoral du 30 octobre 2025 prochain.
En effet, cette vague de radiations soulève des questions cruciales sur l’état de la démocratie en Côte d’Ivoire et placent de fait le pays dans une situation crisogène poste-électorale. L’opposition dénonçant une instrumentalisation de la justice pour éliminer les rivaux politiques du président Alassane Ouattara dont les ambitions électorales pour un 4ème mandat sont désormais au centre des débats. Une situation qui fait de la Côte d’Ivoire un grand brasier poste-électoral.
Ainsi, cette situation explosive intervient dans un contexte régional tendu, alors que le président Ouattara avait récemment exprimé son intention d’intervenir militairement au Niger au nom de la défense de « démocratie. L’opposition ivoirienne s’interroge sur la cohérence de cette position, pointant du doigt ce qu’elle considère comme un double standard. Face à cette tension ou crise poste-électorale, la communauté internationale est interpellée à prendre ses responsabilités pour anticiper toute situation désastreuse pour éviter le cas en 2010 avec le corolaire de plus de 3000 morts.

De ce fait, la CEDEAO, est interpellée sur son silence face à ces événements. L’ombre d’une élection présidentielle sans véritable concurrence plane désormais sur la Côte d’Ivoire. L’ancien rebelle Alassane Ouattara le chameau Drame-âne se présentera-t-il seul face aux urnes ? La question reste posée, et les tensions politiques ne cessent de croître.
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Il convient de rappeler que le président ivoirien Alassane Ouattara est au pouvoir depuis 2010. S’il parvient à être candidat contre le gré de la majorité des ivoiriens, il briguerait donc un 4eme mandat à la tête du pays.

