Le 26 février 2026, la société chargée du développement de la future zone industrielle intégrée adossée au port en eau profonde de Kribi a été officiellement lancée à Yaoundé. L’information a été rendue publique à travers un communiqué de presse dont une copie est parvenue à la rédaction d’Afrique-News.
En effet, le projet s’inscrit dans le cadre du Plan directeur d’industrialisation et de la Stratégie nationale de développement du Cameroun, visant à diversifier la production nationale, accroître la part du secteur manufacturier dans le PIB et dynamiser les exportations. Les retombées attendues à l’horizon 2040 sont considérables, avec des exportations de cacao et produits dérivés qui devraient passer de 11 487 tonnes en 2025 à 191 639 tonnes, la création de 50 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects, ainsi qu’une augmentation significative des recettes fiscales.
Ainsi, cette initiative, soutenue par le Groupe de la Banque africaine de développement, vise à faire de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi un catalyseur d’industrialisation inclusive, de création d’emplois durables et d’intégration économique en Afrique centrale. La Zone industrielle intégrée au Port de Kribi ambitionne de devenir un pôle de compétitivité régionale, un catalyseur d’industrialisation inclusive, de création d’emplois durables et d’intégration économique en Afrique centrale« , indique le communiqué de presse rendu public à cet effet.
Par ailleurs, le Groupe de la Banque africaine de développement s’est engagé à mobiliser l’intégralité du financement public de 411 millions d’euros et à accompagner un financement privé de 384 millions d’euros. En finançant ce projet stratégique, nous visons, aux côtés du gouvernement camerounais, à catalyser les investissements privés, à créer des emplois durables et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et mondiaux », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général du bureau régional de développement, d’intégration, de prestation de services pour l’Afrique centrale du Groupe de la Banque.
Il convient de rappeler que dans le cadre de ce projet, la BAD apportera également un appui technique de haut niveau, renforcera les capacités locales et veillera à l’intégration de standards exigeants en matière d’efficacité énergétique, de gestion responsable des ressources et de résilience climatique.

