Après avoir forcé et obtenu une nouvelle constitution par référendum très controversé et promulguée ce jeudi 07 juin, le président burundais vient de réussir un joli coup médiatique en rénonçant à travers un grand discours se représenter à la présidentielle en 2020.
En effet, alors que l’étau se resserre de plus en plus autour de lui et que son régime davantage isolé au plan international, »le dictateur » burundais Pierre Nkurunziza a trouvé une bonne stratégie de redorer le blason de son régime ainsi que son propre image pour les deux prochaines années, a annoncé ce jeudi, juste après avoir promulgué la nouvelle constitution voté le 17 mai dernier et qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’en 2034, qu’il ne sera pas candidat en 2020.
Et pour se justifier, il a expliqué qu’il avait juré lors de sa prestation de serment en 2015, que c’était son dernier mandat. Pierre Nkurunziza parle également de ses valeurs d’homme et de militant du parti CNDD-FDD : « Au Burundi, un homme se retourne dans son lit, et pas dans sa parole ». Il assure donc que la nouvelle Constitution « n’a pas été taillée à sa mesure comme le disent ses ennemis à longueur de journée » et il jure qu’il soutiendra « de toutes ses forces, de toute son intelligence » celui qui sera élu en 2020.
De belles paroles qui retracent la vraie image des dictatures africaines qui ont toujours et souvent annoncé dans de beaux discours leur profession de fois de bonnes intentions sans pour autant les respecter au moment venu. Combien ne sont pas ces chefs d’État africains à avoir annoncé leur volonté de ne pas se représenter aux élections sans tenir parole ? Juste simplement, parce que leur profession de fois n’avait rien de sincérité mais juste une stratagème pour se tirer d’affaires lors qu’ils se trouvent coincés et pris en étau au plan international.

C’est donc dans la même logique que tous les autres dictateurs que se situe l’homme fort de Burundi, Pierre Nkurunziza.
