La 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États atlantiques africains s’est refermée le 13 juillet 2026 à Cotonou sur une note volontariste avec l’adoption de la « Déclaration de Cotonou ». Pendant deux jours, le Maroc et le Bénin ont accueilli les représentants de 23 pays riverains de l’océan Atlantique. Parmi eux, le ministre togolais des Affaires étrangères, le Professeur Robert Dussey, qui a porté la voix du Togo sur les grands défis du moment : sécuriser les mers, dynamiser l’économie et accélérer la transition énergétique.
En effet, les ministres ont arrêté des priorités claires. Il s’agit de consolider la sûreté maritime, de déployer des corridors logistiques écologiques, de moderniser les infrastructures portuaires et de miser sur les énergies durables. L’ambition est de faire de la façade atlantique africaine un espace d’opportunités, de stabilité et d’intégration régionale. Initiée en juin 2022 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la dynamique du PEAA vise à rassembler les nations atlantiques pour qu’elles exploitent ensemble les richesses de cet espace maritime et pèsent davantage dans la gouvernance internationale des océans.
Ainsi, à l’ouverture des travaux, Mohamed Methqal, Directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale, a rappelé que les bouleversements économiques et sécuritaires actuels obligent les pays africains à resserrer les rangs. L’ambassadeur marocain a placé la sécurité maritime au cœur de l’agenda. Il a plaidé pour : « un renforcement des échanges de renseignements et de la coopération contre la piraterie, les trafics illicites, la criminalité transfrontalière ainsi que les cybermenaces ciblant les infrastructures portuaires. » Il a également insisté sur la nécessité de doter l’Afrique de ports modernes, connectés et respectueux de l’environnement afin de mieux insérer le continent dans les chaînes de valeur mondiales.
Prenant la parole, le Professeur Robert Dussey a qualifié cette vision de porteuse pour l’avenir du continent. Il a réaffirmé l’engagement du Togo pour une coopération régionale renforcée, bâtie sur la paix, la sécurité et un développement partagé. Pour Lomé, le PEAA représente un cadre stratégique pour accélérer les échanges commerciaux, garantir la stabilité maritime et resserrer les liens entre les États du littoral et ceux de l’arrière-pays.
De son côté, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amorin Brunet, s’est réjouie de l’adoption de la « Déclaration de Cotonou ». Elle y voit la démonstration de la volonté des États africains de relever eux-mêmes les défis du continent. Elle a souligné que la montée en puissance de la ZLECAf donne une résonance particulière au PEAA, notamment à travers les corridors devant relier les ports aux territoires intérieurs au profit de toutes les économies africaines.
Au terme de cette étape à Cotonou, les États atlantiques africains affichent la volonté de construire un espace maritime plus sécurisé, plus intégré et plus compétitif. Rendez-vous est pris en septembre 2026 pour faire le point sur la mise en œuvre des engagements et accélérer la concrétisation des projets validés.

