Adom Orphée, vice-président du collectif des Jeunes pour le Développement (CJD), dans cette interview, nous donne le regard du CJD sur la situation politique au Togo, comment cette structure organise la diaspora pour sa contribution au développement. Sans oublier les opportunités qui sont disponibles au CJD à travers la Maison du Savoir dédiée à la jeunesse. Au plan politique, le CJD préconise la voix des urnes, comme seul chemin qui donne la parole au peuple en dernier ressort. Lecture.
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Adom Orphée : Je m’appelle, Adom Orphée, vice-président et coordonnateur du Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD)

Parlez-nous de ce collectif ?
Le CJD est le collectif des jeunes pour le développement ayant pour mission, de contribuer à relever les conditions de vie des jeunes, leur autonomisation, leur formation et leur éducation. Le CJD Nous avons surtout comme ambition ou vision, de contribuer au développement dans une ambiance de paix.
Que retenir de la contribution de la diaspora dans le développement ?
Merci. Je vous informe que moi-même, je suis membre de la diaspora. Au CJD, nous aidons aussi cette diaspora à mieux s’organiser pour s’impliquer dans le développement de notre pays. Nous avons une cellule de la diaspora. Vous savez, la diaspora s’intéresse à notre pays et on a tendance à croire qu’elle s’intéresse seulement aux questions liées à la politique.
En tant que membre de la diaspora togolaise, je sais que lorsqu’on est à l’extérieur, on a à cœur le bien-être des nôtres au pays et pour le développement du pays, on voudrait aider pour que tous les autres de la diaspora s’impliquent. C’est pourquoi ; une cellule est mise en place au sein du CJD et qui s’occupe des questions de la diaspora . Elle est appelée la diaspora pour le développement. En son sein, nous avons, la Maison de la diaspora
Comment le CJD organise cette diaspora dans le sens du développement ?
Le CJD Organise la diaspora de façon simple à travers la cellule dédiée à la diaspora.
Au sein de cette cellule, nous voudrions que quand un membre de la diaspora arrive au pays, qu’elle lui sert d’interface avec les autorités sur le plan local.
Au niveau national, nous avons des délégués continentaux que se soit pour les USA, l’Afrique etc, nous avons un responsable qui est exclusivement chargé de travailler avec plus de 50 partenaires. Et c’est au sein de ses réseaux de partenaires que le travaille se fait avec les délégués continentaux que nous travaillons sur tous les projets d’investissement.
Quels sont les projets essentiels en vue au CJD ?
Nous avons un programme connu de tous : ABC, Agir pour Bâtir la Cité. Ce programme est déployé depuis Juillet 2017 malheureusement, les évènements d’Août 2017 ont freiné son déploiement sur toute l’étendue du territoire. Au sein de ce programme, nous avons, le projet qu’on appelle un geste pour une vie. Dans le cadre de ce projet, nous sommes allés donnés des produits de 1ère nécessité au Campus. Avec nos partenaires, nous donnons des matériels médicaux.
Nous aidons aussi selon nos moyens les plus nécessiteux. Ensuite, il y a un 2e projet phare dénommé la Maison du Savoir et des Opportunités. Ici, nous travaillons avec les partenaires. A terme, c’est de doter chaque étudiant d’un ordinateur PC pas pour surfer mais pour lui permettre de se connecter à la Maison pour améliorer ses connaissances et ou chercher les opportunités d’affaires, les jobs, les formations.
Dans cette Maison, nous voulons créer une technologie pour appuyer la recherche afin que nos partenaires qui voudront à Lomé, puissent puiser dans les ressources humaines disponibles en occurrence les jeunes. Le dernier projet intitulé « DO NO HARM (ne pas nuire à autrui), nous est aussi très cher.
Nous voulons à travers ce projet, faire revenir les valeurs cardinales, de la citoyenneté, la civilité et la solidarité. Ce projet, nous l’avons lancé le 3 mars dernier. C’est pour prôner les valeurs précitées que nous sommes constitués en collectif d’organisation de la société civile dénommé collectif des organisations pour une diplomatie non gouvernementales pour bâtir et construire la cité dans la paix.
Nous faisons ce programme pour appuyer la vision du chef de l’Etat en vue d’assurer le développement dans un climat social apaisé. Malheureusement, les soubresauts politiques nous empêchent de déployer nos énergies sur le terrain.
Quel regard le CJD porte sur la situation politique togolaise ?
Notre regard est toujours clair. Depuis le 19 août 2017, nous avons appelés les acteurs au dialogue, à préserver la paix qui est très chère pour le Togolais. Nous avons œuvré de toutes nos forces pour inviter tout le monde à privilégier la paix, à inviter les acteurs à aller vers l’approche consensuel du chef de l’état, et si on privilégie les différentes approches, vous verrez que cette paix sera garantie et de facto le développement.
Nous continuons de notre côté toujours à appeler les acteurs à privilégier la voix des urnes, comme l’ont préconisées les grands pays de démocratie.
C’est la solution ?
Nous n’avons plus que ça comme solution. En dernier ressort, il faut que le peuple se prononce.
Source : Togotimes
